- THEMA FRONTIÈRE(S) -

JACOB AUE SOBOL
Arrivals & Departures

Magnum Photos / Danemark (DK)
13 > 31 05.2015 BOULODROME

«  C’est un voyage que j’ai toujours voulu faire, prendre le légendaire Transibérien. Je suis né au Danemark, un pays qu’on traverse en cinq heures mais la Russie c’est autre chose : c’est un pays immense ! Le premier choc a été de voir que le train était désert, et moi qui comptait faire des images intimes dans les compartiments, j’ai dû changer de concept ».

Jacob a fini par coller son objectif sur la vitre du train où défilaient à tour de rôle forêts russes, désert de Mongolie et montagnes chinoises. Ce fut une vraie expérience car ces paysages étaient nouveaux pour lui mais c’était également son premier travail avec un appareil numérique. (Leica Monochrom)

Ce fut parfois l’occasion de revenir sur ses traces comme en Mongolie où il suivit des chasseurs dans les montagnes autour d’Oulan Bator, lui qui plus jeune avait vécu sur la côte ouest du Groenland. Le train devint le fil rouge du voyage mais les rencontres se firent dans les villes et Jacob y mit toute l’intensité indispensable à ses images et, comme il le dit lui même, « peu importe à quoi ressemblent les gens et d’où ils viennent… ». Seule l’intensité de l’émotion qui transparait dans ses images l’intéresse…

www.auesobol.dk / www.magnumphotos.com

Exposition prêtée et produite
par le groupe LEICA CAMERA


Jacob Au Sobol est né à Copenhague en 1976. Il est membre de l’agence Magnum. Il a fait des études de photographie à Fatamorgana la fameuse école de photographie danoise. Là bas, il a développé un style de photographie noir et blanc très personnel qu’il n’a cessé depuis d’affiner et de perfectionner. Il a habité au Canada puis au Groënland où, installé dans la famille de sa compagne Sabine, il a vécu pendant trois ans la vie d’un pêcheur et d’un chasseur, tout en photographiant. Un livre, Sabine, résultera de cette aventure. En 2005 il partage le quotidien d’une famille indigène dans les montagnes du Guatemala. Ce travail lui vaudra un world press en 2006. En 2006 il s’installe à Tokyo pour dix huit mois pour y faire un livre qui obtiendra le prix européen des éditeurs aux rencontres d’Arles. Depuis 2008, il travaille tantôt à Copenhague, tantôt à Bangkok