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VALPARAÍSO

ANDERS PETERSEN
SUÈDE


  Boulodrome / THEMA "VALPARAÍSO"


Depuis 2015, le Festival International de Photographie de Valparaiso (FIFV) et ImageSingulières ont mélangé leurs Adns. Nous avons invité de jeunes chiliens en résidence. Le FIFV a exposé Sète au Parque Cultural de Valparaíso mais cela ne nous suffisait pas. L’occasion était trop belle de ce mano a mano entre, incontestablement, deux maîtres de la photographie actuelle, Anders Petersen et Alberto García-Alix, invités en résidence dans le port du bout du monde.

« On a longtemps dit que New York et Paris étaient les villes les plus photographiées au monde. C’est sans doute vrai, cela l’a été, en tout cas. On en a vite déduit qu’elles étaient les plus photogéniques. Ce n’est pas certain. Désormais, la ville, toutes les villes, de la plus grande à la plus petite sont à la fois une préoccupation – et un révélateur – des sociétés contemporaines et un réservoir à images qui semble sans fin. En multipliant les cartes blanches à des photographes internationaux qui viennent dialoguer avec les auteurs chiliens, Valparaíso va vite rattraper son éventuel retard. Le port qui vit Sergio Larrain produire une des oeuvres poétiques et documentaires les plus troublantes du siècle dernier génère des visions qui enrichissent notre imaginaire marin et nuance notre appréhension de la ville. Qu’il vienne du Sud et soit hispanophone comme Alberto Garcia Alix qui cultive le carré ou qu’il débarque du Nord, privilégie le rectangle et ne comprenne rien à ce que disent les habitants comme Anders Petersen, deux photographes majeurs confirment une chose : cette ville est prétexte, prétexte à photographie. Ils ont tous deux fait l’expérience de Valparaíso, ont arpenté la même ville, mais rien à faire, on ne peut confondre leurs regards, leurs prises de position, leurs choix esthétiques. Même s’ils partagent une tendresse comparable pour les gens, la vie, les animaux, les signes, la découverte, ils sont irréductiblement différents. Mais, ils ont en commun la photographie. »

Christian Caujolle


Anders Petersen s’est fait connaître par son travail des années soixante-dix à Hambourg, dans le Café Lehmitz où il vivait en compagnie des marins, prostituées, buveurs, noceurs, oiseaux de nuits et autres marginalisés en goguette, il a construit une oeuvre centrée autour de l’humain. Dans des univers clos tout d’abord, prison et hôpital psychiatrique dans lesquels il effectuait de longs séjours, toujours obsédé par la question de la distance juste : « Pour faire de bonnes photos il faut avoir un pied dedans et l’autre dehors. Mon problème, c’est que je finis toujours avec les deux pieds dedans ». De ces univers que des imageries préexistantes rendent souvent difficiles à percevoir il souligne la permanence d’humanité, de sentiments, de tendresse dans des images dont les gris subtils nuancent la solidité des cadrages et des compositions.

Le livre Valparaíso est sorti en 2015 en partenariat avec le Festival International de Photographie de Valparaíso.

www.anderspetersen.se

VERNISSAGE

SAMEDI 07 MAI 2016 - 18H
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VISITES

DIMANCHE 08 MAI 2016 - 11H
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EDITION

VALPARAÍSO - ANDRÉ FRÈRE ÉDITIONS
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EXPOSITIONS